– Le première voyage ensemble de l’autre côté de l’océan et vos premières impressions. Comment cela s’est-il passé ?
– Le Mexique l’aimait. Toute l’Amérique Latine l’aimait. À la première place dans leur cœur se trouvaient la Mère de Dieu et ensuite le Saint-Père. Le Mexicains se sentaient d’ailleurs distingués par le Saint-Père car pour son premier voyage apostolique il avait choisi le Mexique. Et là, il a dit : « Le Mexique – toujours fidèle. » Ils le considéraient donc comme l’un d’eux et lui ont toujours témoigné un grand amour et un profond respect. J’ai gardé le souvenir des rues jonchées de fleurs – comme des tapis de fleurs, durant de longs kilomètres. Il n’y avait pas ça chez nous en Pologne. C’était une tradition mexicaine. Dans les rues, des foules chantaient.
– Et le Saint-Père, comment réagissait-il ?
– Il était heureux et très reconnaissant. Il désirait leur exprimer cette joie et cette reconnaissance. J’ai gardé le souvenir de l’homélie à la basilique Notre-Dame de Guadeloupe, dans la capitale du Mexique, et du silence saisissant lorsque le Saint-Père a presque crié pour la défense des victimes du terrorisme, de la violence et du trafic de drogue. Je me souviens de la rencontre émouvante avec les malades à l’hôpital Lopez Mateos. Après cette rencontre officielle et la bénédiction, le Saint-Père est allé, sans caméras, voir les plus gravement malades : cancéreux et sidéens. Nous nous sommes envolés ensuite pour les États-Unis. Il y eu cette belle rencontre avec des jeunes et l’appel pour qu’ils deviennent « lumière du monde ». Et ce discours d’adieu : « Ainsi donc, Amérique : si tu désires la paix, prends soin de la justice. Si tu désires la justice, défends la vie. Si tu désires la vie, accepte la vérité révélée par Dieu ».
Avec l’accord de l’archevêque Mieczysław Mokrzycki – « Le mardi était son jour préféré »
Edition M, Cracovie 2008