Résolu

L’archevêque Mokrzycki se souvient plus particulièrement du dernier Carême vécu ensemble. Mercredi des Cendres,  ils se trouvaient à l’hôpital car Jean-Paul Ii était malade. Il souffrait de plus en plus. Son dernier message était très personnel – disait l’archevêque. – A ce moment-là je ne pensais pas que cela pouvait être une forme d’adieu, de se préparer aux dernières Pâques vécues ensemble. Le Pape écrivait que « le Carême ouvrait les cœurs à accepter humblement la volonté de Dieu ». Il écrivait des gens vieux, de la fin qui était proche et de la conscience qui « persuade une personne âgée de se concentrer sur l’essentiel et de considérer comme important ce qui ne s’use pas avec l’âge ». Aujourd’hui j’interprète différemment ces paroles – disait l’archevêque plongé dans la méditation. –Le Saint-Père écrivait alors du mystère de la mort avec confiance, de l’ultime rencontre avec Dieu dans un climat de paix intérieure … Quand il mourait je le voyais paisible, beau et résolu. Il attendait cette rencontre. Jean-Paul II nous invitait à méditer le passage du Deutéronome (30, 20) : «Car là est ta vie, ainsi que la longue durée du séjour sur la terre … ». Si l’on devait considérer ce dernier message de Carême comme un adieu et un élément du testament du pape, la phrase essentielle serait : « Le vie de l’homme est un don précieux qu’il faut aimer et défendre à chaque étape ».

Avec l’accord de Mgr Mieczysław Mokrzycki – « Une place pour tout le monde »

Editions Znak, Cracovie 2013

Traduction du polonais – Czeslaw Noster