Si quelqu’un demande, rendez-vous au 3, rue Franciszkańska

– Comment était-ce, de l’autre côté de la fenêtre ? – Le Saint-Père préférait toujours parler aux jeunes avant le repas, mais parfois le diner avait du retard et il ne voulait pas faire attendre la foule devaunt la fenêtre et c’est pourquoi il se rendait à la fenêtre plus tôt. Toujours spontanément. Généralement, la foule chantait et appelait le Saint-Père en transformant les paroles d’un cantique, par exemple : « Ecoute, Père, cette foule qui t’implore, dis-nous au moins quelques paroles. » Alors le Saint-Père disait : « Il faut aller vers eux. » Et il y allait. – Aimait-il ces rencontres ? – Beaucoup. C’était pour lui un moment de répit après une journée difficile. Il aimait beaucoup les jeunes. Il a souvent répété qu’ils étaient l’espérance du monde et sa propre espérance. Il savait bien qu’ils avaient besoin de ces rencontres, d’une conversation spontanée avec le Pape, car il leur manquait tout simplement. De même, il avait également besoin d’eux. C’est pourquoi il disait : « Si quelqu’un demande, je lui donne rendez-vous rue Franciszkańska 3. » Aujourd’hui, cela sonne comme une devise, le symbole d’une des plus belles traditions de ce pontificat. Quand je demande à Mgr Mieczysław Mokrzycki quels ont été les plus beaux moments des voyages polonais qu’ils ont vécus ensemble, il me parle de leur expédition sur le lac Wigry. Le 8 juin 1999, Jean-Paul II y a visité un ancien couvent camaldule et le soir, il a vogué une heure et demie en bateau, sur le lac Wigry, en compagnie de ses secrétaires, évêques et amis. « Cela a été pour moi un moment très agréable. Le Saint-Père était toujours plus détendu dans la nature. Nous parlions un peu, nous plaisantions de temps en temps. Nous nous taisions aussi, car le Saint-Père contemplait. On voyait que cette croisière sur un lac de Mazurie lui faisait grand plaisir. Tout le monde sait qu’il aimait beaucoup la nature. Le fait qu’il ait béni un torrent était célèbre dans les Tatras. I l a aussi prié sur le lac Wigry. Avec l’accord de l’archevêque Mieczysław Mokrzycki – « Le mardi était son jour préféré » Edition M, Cracovie 2008