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On voulait éliminer celui qui, depuis le Vatican, protégeait Solidarność

En 198, 1la Pologne a connu toute une série d’événements dramatiques : le primat Wyszyński était mourant, l’existence du syndicat libre était de plus en plus considérée comme une insulte au système communiste. Face à cette « coïncidence », il était facile d’imaginer qu’on veuille éliminer celui qui, au Vatican, protégeait Solidarność .

Le pape fut sauvé certes, mais le sort de Solidarność était désormais fixé. Dans la nuit du 12 au 13 décembre, on imposa l’état de siège en Pologne. Il y eut des milliers d’arrestations et le syndicat fut délégalisé, littéralement effacé. La nation entière fut privée de ses droits fondamentaux et de sa liberté.

Le Saint-Père n’avait pas été prévenu. Il l’apprit par ses secrétaires et ensuite par la Secrétairerie d’État, car entre-temps les relations avec la Pologne, y compris avec l’Episcopat avaient été interrompues. La nouvelle le bouleversa. Déjà lors de l’Angelus, il manifesta sa profonde peine pour la tragédie que vivait sa patrie. Il protesta de toutes ses forces, il pria. Il écrivit une lettre très dure à Jaruzelski en apprenant la nouvelle du massacre des mineurs à Wujek. Pendant ce temps, la nouvelle qu’une grande opération de solidarité qui se développait, parvint en Pologne et ralluma une lueur d’espérance.

Même des années après les événements, revenaient régulièrement des accusations contre le pape selon lesquelles il aurait soutenu financièrement Solidarnosc par l’intermédiaire de L’institut pour les œuvres de religion (IOR).

Ce sont des calomnies ! C’est absolument faux ! Jean-Paul II appuya moralement Solidarność, mais cela s’arrêta là. Il n’envoya rien en Pologne, encore moins en cachette. S’il aidait, il le faisait officiellement. Il soutenait financièrement, par exemple, les évêques qui venaient en visite ad limina, spécialement ceux du tiers-monde, des pays pauvres, ou des pays où l’Église était persécutée. J’en suis sûr car c’était moi d’habitude qui présentais ces besoins à la S ecrétairerie d’État qui établissait le montant de l’aide. Tout cela était clair et transparent, comme cela le fut pour la Pologne et pour Solidarność.

Avec l’accord du cardinal Stanisław Dziwisz « J’ai vécu avec un saint »

Edition – Wydawnictwo Św. Stanisława – Cracovie 2013