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L’héritage qu’il avait amené de sa patrie

De fait, quand il fut élu sur la chaire de Pierre, Karol Wojtyła ne fit pas autre chose que développer ce qu’il avait déjà en lui : sa foi, sa doctrine, sa vision de l’Eglise, son activité pastorale, mais aussi toute l’histoire, la culture, la manière  de regarder le monde et les hommes, en somme, l’héritage qu’il avait amené de sa patrie. Et cet héritage, greffé sur l’exercice du magistère pontifical, aura représenté substantiellement toute la nouveauté de la papauté de Karol Wojtyła (…) Jean-Paul II s’est présenté tout de suite à la foule, non comme le « nouveau pape », mais bien comme le « nouvel évêque de Rome ». Il voulait évidemment faire comprendre que, plus qu’un homme de gouvernement, plus que l’expression de l’institution ecclésiastique, il se sentait fondamentalement un pasteur. Et il l’aura été réellement un pasteur, exerçant son ministère d’abord dans son Eglise particulière. Premier évêque (un Polonais !) à visiter toutes les paroisses et à connaitre à fond la réalité religieuse mais aussi sociale et culturelle de Rome.

Avec l’accord de cardinal Stanisław Dziwisz « J’ai vécu avec un saint »