John Paul II Foundation
Narty, ognisko i śpiew.
Papież Jan Paweł II podczas wypadu na narty, 1984 rok | Foto: stacja7.pl

Les skis et les chants autour du feu

En organisant les autres excursions  nous nous efforcions de trouver des lieux isolés. Malgré nos efforts, parfois on ne pouvait éviter les rencontres avec des gens. A vrai dire cela ne posait pas de problèmes. Le Saint-Père se comportait comme un skieur ordinaire, il était habillé comme les autres : combinaison, bonnet et lunettes. Il faisait la queue avec les autres, même si par précaution on se mettait l’un devant lui et l’autre derrière. Il montait en téléski à l’aide d’un ski pass. Cela paraît invraisemblable mais personne ne le reconnaissait. Qui pourrait supposer que le pape est venu faire du ski ? Un garçon de dix ans a été le premier à le découvrir. C’était en fin d’après-midi. Moi (le père Dziwisz) et le père Józef Kowalczyk,  nous sommes descendus en premier. Le père Tadeusz Rakoczy s’est arrêté sur le flanc en attendant le Saint-Père.  A ce moment-là, un peu plus bas un groupe de skieurs de longue distance venait de passer. Quelques instants plus tard, est arrivé au bout de souffle et bien après le groupe,  le garçon déjà mentionné. Il a demandé : « Vous les avez vus ?» Quand le père Tadeusz lui a indiqué la direction il s’est retourné et a aperçu le Saint-Père qui venait d’arriver. Le garçon est resté figé en ouvrant de grands yeux et s’est mis à crier : « Le pape ! Le pape ! » Le père Tadeusz lui a répondu : « Tu racontes n’importe quoi ! Dépêche-toi sinon ils partiront sans toi… ». Le garçon  a rejoint le groupe et nous, une fois descendus,  nous sommes montés dans la voiture afin de rentrer à Rome le plus rapidement possible. Lorsque les gens ont appris que le pape faisait du ski et que l’on pouvait le croiser sur une piste, nous avons demandé à la police du Vatican (Vigilanza) de nous accompagner lors de nos excursions. Dorénavant une voiture de l’Inspectorat de Police du Vatican nous suivait afin de ne pas poser de problèmes aux autorités italiennes. Depuis nous voyagions en minibus, d’autant plus que Angelo Gugel s’était joint à nous. Nous choisissions toujoiurs les endroits peu fréquentés. Parfois  nous restions à la montagne jusqu’au soir. Nous allumions un feu de bois et nous préparions quelque chose à manger. Ensuite nous discutions et nous chantions autour du feu.

Le cardinal Stanisław Dziwisz – « Témoignage »

Traduction du polonais – Czeslaw Noster