John Paul II Foundation
Tatr ani Bieszczad w Watykanie nie miał.

Il mettait sa cape et marchait sur la terrasse.

La prière rythmait sa journée. Avant la messe matinale, il récitait le Chapelet dans sa chambre, étendu par terre, les bras en croix. Ensuite, ses prières et méditations personnelles dans la chapelle, ainsi que la messe. Avant les audiences, l’adoration. Avant le déjeuner, une brève salutation à Jésus. Il se rendait à la chapelle avant et après chaque repas. Il récitait toutes les litanies des saints. Il aimait beaucoup cela. Chaque jeudi, une prière à l’Esprit Saint. Chaque vendredi, le chemin de croix dans le jardin sur la terrasse. Lorsqu’il voulait rester seul, s’il avait un problème qu’il désirait partager avec Dieu, il mettait sa cape et sortait sur la terrasse. Je me souviens très bien de cette image. Il mettait sa cape et marchait sur la terrasse. Il y trouvait la paix, un peu de verdure, la vue sur la place Saint-Pierre. Il était avec la nature qu’il aimait tant. Toujours plus près de Dieu…

– il parait qu’il priait comme il respirait… C’est ce qu’André Frossard a écrit.

– La prière était sa nature, son quotidien. Lorsqu’il sortait pour célébrer une messe, lorsqu’il se rendait dans la salle d ‘audience ou dans une paroisse, et même sur le chemin entre son appartement et l’audience, il se plongeait toujours dans la prière, ne serait-ce que durant ces cinq minutes, coupé de nous, inaccessible. De tels moments étaient fort nombreux dans la journée. Nous savions qu’il ne fallait pas le déranger alors, car il était avec Dieu. Uni à Dieu de manière surnaturelle.

– Monseigneur Małysiak disait : « Ceux qui ont eu l’occasion de participer à la messe dans la chapelle du Pape au Vatican, ne serait-ce qu’une seul fois, garderont jusqu’à la fin de leur vie l’image du Pape en prière, plongé dans l’extase. Ce sont des états mystiques… »

– Le Saint-Père était mystique, il se coupait de son entourage. Il n’était dérangé ni par le bruit, ni par les murmures, ni par les personnes circulant autour de lui. Lorsque nous nous rendions avec les invités à la messe du matin, nous trouvions la Saint-Père à genoux sur son prie-Dieu. Une forte impression, une grande émotion. Mais pas uniquement dues à son attitude. Une force émanait du Saint-Père, la sainteté.

Avec l’accord de l’archevêque Mieczysław Mokrzycki – « Le mardi était son jour préféré »

Edition M, Cracovie 2008