Il lui suffisait une petite sieste après la déjeuner

Durant la journée, une petite sieste après la déjeuner lui suffisait pour reprendre des forces. Un quart d’heure, peut-être une demi-heure. Il parvenait très vite à régénérer ses forces, tant dans la vie quotidienne qu’en voyage. Mais après toute une journée fatigante, il dînait seul en privé, juste pour pouvoir prier et se coucher le plus vite possible. Après environ six heures de sommeil, il se levait comme un nouveau-né. C’était incroyable pour moi. Je voyais sa fatigue après toute une journée, je le voyais le soir qui tenait à peine sur ses jambes, et je le voyais se lever le matin plein d’énergie, prêt à affronter une nouvelle journée de visite, longue et difficile. C’était extraordinaire. -Et pendant le vol ? Parliez-vous du programme du voyage, de vos appréhensions, de vos attentes ? -Pendant le vol, le Saint-Père préférait rester seul. Il priait, parfois il lisait des livres ou parcourait ses discours. C’était son temps de réflexion. Mais il arrivait que le Saint-Père nous appelle. Nous plaisantions parfois, ce qui se voit sur certaines photos. Mais, si mes souvenirs sont bons, c’était plutôt lors du voyage de retour. En route vers la destination de son voyage, le Saint-Père avait besoin de paix. Il se retirait, rassemblait ses pensées et confiait certainement chaque visite à la Mère de Dieu. Je le pense, j’en suis certain. Avec l’accord de l’archevêque Mieczysław Mokrzycki – « Le mardi était son jour préféré » Edition M, Cracovie 2008