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Il baptisait, confirmait, bénissait les nouveaux mariés, confessait

Il a ordonné près de trois mille prêtres et plus de trois cents évêques. Il baptisait lui-même, confirmait, bénissait les nouveaux mariés, confessait. Les sacrements étaient un élément important de son pontificat, de son quotidien. Le Saint-Père tenait à garder ce service ministériel et pastoral. En tant que pape, il était évêque de Rome, il était prêtre. Et il voulait l’être pleinement. C’est lui qui a commencé à ordonner les évêques le jour de la fête de l’Épiphanie, le 6 janvier, à baptiser les enfants le Dimanche du Baptême du Seigneur et les adultes la Samedi Saint. C’est lui qui a introduit la tradition de l’ordination des diacres du diocèse de Rome le Dimanche du Bon Pasteur, lorsque toute l’Église célèbre la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations Sacerdotales.

-Qui étaient ces enfants que le Pape baptisait ?

-Au début, c’étaient uniquement les enfants des employés du Vatican, ou certains cas particuliers, comme des enfants sauvés de la mort ou des jumeaux. Leur histoire était toujours particulière. Il y avait beaucoup de demandes. Chaque année, le Saint-Père baptisait entre quarante et cinquante enfants. Nous organisions aussi le sacrement de la confirmation pour les garçons vivant dans des maisons de correction ou centres de rééducation. (…) Le Saint-Père ne célébrait pas souvent le sacrement du mariage. Je n’ai le souvenir que de deux célébrations, en plus de la bénédiction accordée à huit couples de différents continents lors d’une messe durant l’Année Jubilaire. Le Saint-Père a également célébré le mariage de la fille de monsieur Kamerlengo et celui de la petite-fille de Jerzy Kluger, un ami d’enfance du Saint-Père. Dans son livre « Levez-vous, allons », le Saint-Père a expliqué que l’évêque qui administre personnellement les sacrements devient pour tout le monde le signe du Christ toujours présent et agissant dans son Église. Il voulait être le signe visible du Christ. Le Vendredi Saint, il voulait rappeler au monde entier l’importance du sacrement de la confession, c’est pourquoi il descendait à la basilique Saint-Pierre remplir son ministère sacerdotal dans un confessionnal. L’un d’entre nous allait dans une file d’attente et demandait à quelques personnes – généralement de différentes nationalités pour que cela soit équitable – si elles voulaient être confessées par le Saint-Père. (…) Certaines étaient heureuses, d’autres refusaient, cela arrivait également. Peut-être avaient-elles peur de se confesser auprès du Pape. Mais sincèrement, ceux qui acceptaient étaient des gens ordinaires. Ils ne témoignaient pas d’un grand enthousiasme de savoir que le Pape allait les confesser, ils étaient calmes. Et nous aussi, car cela signifiait que le sacrement était pour eux le plus important. Comme pour la Saint-Père.

Avec l’accord de l’archevêque Mieczysław Mokrzycki – « Le mardi était son jour préféré »

Edition M, Cracovie 2008