John Paul II Foundation

I Nuit d’adoration au Sacré Cœur de Montmartre.

Heureuse initiative pour ce beau week-end organisé le temps de carême par les membres de la fondation Saint Jean-Paul II, et il est bien venu cette année que de nombreuses personnes s’y soient inscrites pour de pieuses et amicales retrouvailles. La basilique est un lieu symbolique puisque de grands saints sont venus s’y recueillir. Le pape Jean-Paul II y est venu en juin 1980 à la surprise de tous car cela n’était pas prévu à son agenda si chargé. Nous avons le privilège d’être accompagné par le père Stefan WYLEZEK recteur de la mission catholique polonaise d’Angleterre et du pays de Galles, ancien administrateur de la fondation Jean-Paul II.

Jeudi 14 Mars 2019 à 17 heures nous sommes accueillis avec courtoisie par une sœur qui remet les clefs de nos chambres, 18 heures, après le diner, courte mais instructive préparation à l’adoration par une sœur bénédictine qui, avec doigté nous guide et donne le sens de ce que nous vivrons durant la nuit à l’heure qu’il conviendra à chacun. Après les complies et la dernière messe du soir, la basilique ferme ses portes. Le silence s’installe et l’obscurité invite les adorateurs à la prière et au recueillement. Seuls le Saint Sacrement, l’autel et l’ambon restent éclairés. Dans la nef sur le plafond la magnifique représentation du Christ, vêtu de blanc, les bras ouverts nous désire tout à Lui. Le silence impressionnant est chargé de prières, il invite au dialogue avec le fils de Dieu, ses yeux sont doux mais perçants ; c’est la rencontre. Nous pouvons tout lui donner, peines, joies et blessures. Non seulement il les prendra mais dans son infinie miséricorde il sera toujours présent à tous moments de notre vie.

Vendredi 15 Mars 2019 temps de réflexions avec le père Stefan WYLEZEK qui nous invite de méditer le thème de l’évangile selon Saint Mathieu sur la parabole du débiteur impitoyable. Le père Stefan va mettre toute la lumière sur ce texte difficile.

Le Bon Blé.

Un homme n’ayant pas de quoi rembourser sa dette (dix mille talents) somme considérable pour l’époque supplie son maître et celui-ci pris de pitié sachant qu’il ne pourra jamais s’en acquitter lui remets sa dette et le pardonne.

L’Ivraie.

Cet homme ayant été pardonné ne fit pas de même auprès d’un de ses débiteurs qui le suppliait demandant un délai mais il n’y consentit pas. Le maître ayant été informé de cette vilaine action le livra aux tortionnaires. En dehors de l’histoire de ces deniers, Père Stefan en ressort la morale suivante : « C’est ainsi que vous traitera aussi mon Père Céleste si personne ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » merci à vous père Stefan de cette initiation sur le sens réel du pardon. 11h15 messe célébrée par le recteur de la basilique assisté du père Stefan et accompagné des beaux chants des sœurs bénédictines.

Après le repas pris dans une chaleureuse amitié nous nous séparâmes non sans une certaine émotion et l’espoir de se retrouver l’année prochaine.

En se recueillant devant la chapelle Saint Jean-Paul II, nous n’oublions pas ses touchantes paroles « donne ton cœur à celui qui t’ouvre son cœur ».

Didier Hérondelle.