📷 M. Makowski/FORUM

C’est là qu’ont été réalisés le grand désir et le grand projet de Jean-Paul II

Au fur et à mesure des voyages en Pologne, chaque voyage sembla plus joyeux, plus serein, moins fatiguant que le précédent. C’est ainsi que le voyait le deuxième secrétaire du Pape. « Nous étions parmi les nôtres. Nous comprenions mieux les réactions des gens, elles étaient naturelles pour nous. Le Saint-Père, enseignant son peuple en polonais, était plus ému que d’habitude. Il y avait moins de stress, plus de paix et de joie ».Comme lors de la dernière visite à Łagiewniki, à la périphérie de Cracovie. C’est là qu’ont été réalisés le grand désir et le grand projet de Jean-Paul II.« Il avait une grande dévotion à la Miséricorde de Dieu, il voulait confier le monde à la Miséricorde de Dieu et il l’a fait justement à Łagiewniki où a vécu sainte Faustine. Le Saint-Père était très heureux de pouvoir y consacrer l’église, heureux de voir tant de compatriotes l’accompagner dan cette œuvre ».

-Cela c’était pour le monde. Et pour lui-même, maintenant. Le dimanche soir, le Pape a rencontré ses compagnons d’école…

-Quatorze anciens camarades sont venus, dont quatre avec lesquels il avait passé son baccalauréat, bien des années auparavant. Le dîner a duré environ une heure. Au cours de cette rencontre le Saint-Père s’est rendu à la fenêtre, conformément à la tradition. Il a parlé avec les jeunes rassemblés sous sa fenêtre, puis est revenu à ses invités. Comme d’habitude, comme au Vatican, lui-même ne parlait pas beaucoup. Il écoutait plutôt ses compagnons rappeler les souvenirs de leur période scolaire, évoquer leurs amis du collège. Il était fatigué mais ses yeux riaient. Il en était toujours ainsi, lorsqu’il se trouvait en compagnie de ses amis de Wadowice ou de Cracovie – une partie de son passé, pas du tout facile, mais si cher à son cœur.

-Il a dû avoir du mal à les quitter ?

-Je pense que oui. Mais je me souviens qu’ils ses sont alors donnés rendez-vous à Castel Gandolfo, l’année suivante, lors du soixante – cinquième anniversaire de leur baccalauréat. Le Saint-Père a dit : « Si Dieu le veut ». Ce rassemblement d’anciens camarades d’école n’a pas eu lieu.

Avec l’accord du Mgr Mokrzycki « Mardi était son jour préféré »

Edition M, Cracovie 2008